
Un article proposé par Windsor Bailly Hector
Le 19 mars 1911, plusieurs pays à travers le monde commencent à célébrer la Journée internationale des femmes. Il faudra toutefois attendre 1975, pour que cette journée soit officiellement reconnue par les Nations Unies qui en fixent la date au 8 mars. Que peut-on retenir des perspectives qu’elle ouvre au Canada?
Au début du 20e siècle, des groupements de femmes luttant pour leurs droits civiques, appelées « suffragettes », adopte des positions radicales pour affirmer leur volonté à participer activement à la vie civique du Canada.
Grâce à leurs revendications soutenues par d’importants mouvements de manifestations, les femmes obtiennent le droit de vote en 1918, à l’exception des femmes des Premières Nations qui ont dû attendre jusqu’en 1960 pour y accéder.
Leur capacité à défier les structures inégalitaires et profondément établies du pays ont ouvert la voie à la lutte féministe au Canada.
En 1929, soit une dizaine d’années après l’obtention du droit de vote, Emily Murphy, Nellie McClung, Louise McKinney, Irene Parlby et Henrietta Muir Edwards, connues sous le nom des Cinq femmes célèbres (dont leurs statues sont visibles près du Sénat à Ottawa), marquent l’histoire avec l’affaire « personne ».
Elles posent alors une question simple à la Cour suprême : une « personne », selon les textes de loi, désigne-t-elle aussi les femmes ? Cette question est tout sauf anodine, car sa réponse conditionne l’accès des femmes à des fonctions importantes de la vie politique canadienne.
Aujourd’hui, de nombreux groupes féministes existent au Canada sous forme d’associations, de fédérations ou de fondations. Même si le droit à l’égalité des femmes semble presque atteint, ces groupes contribuent à inscrire ces acquis dans nos textes et à les pérenniser.